Notre histoire

L'apiculture, une activité familiale

Mon père a hérité dans les années 1960 d’une propriété sur laquelle il y avait des ruches. Mécanicien dans la Marne à cette époque, il y voit un avenir passionnant et se fait apiculteur. Nous sommes dans les années 60 et je viens de naître …

Je m’appelle Jean-Michel et

je viens de naître au milieu des abeilles, ma famille.

A huit ans mon père m’offre mes premières ruches, trois ruches magnifiques de 12 cadres avec des toits chalets. Je suis heureux, tellement.

Après l’école je cours voir mes amies, je les découvre, je les apprends, j’apprends leur langue. Chaque parcelle de mon temps libre leur est consacrée.

Je veux devenir apiculteur, je serais apiculteur.

1983, j’ai 24 ans, je reprends la ferme de mes parents. Ça y est, je me lance, je vais vivre de ma passion : 600 ruches, 300 essaims par an, 20 tonnes de miel, de longues transhumances sur les grandes cultures, colza et acacia en Isère, tournesol dans l’Aude, Lavande dans le Vaucluse, bruyère en Lozère, châtaigniers dans les Cévennes, je tourne, je vire, mes abeilles butinent partout, nous sommes à fond tout le temps et je vibre de les voir s’égayer partout dans cette nature abondante.

Les saisons apicoles s’enchainent, les ruches sont sollicitées sans cesse.

Dans les années 90, arrivée du Varroa destructor, acarien parasite de l’abeille adulte, des larves et des nymphes. Il nous vient d’Asie, conséquence de la mondialisation. A cela s’ajoute la dérive des races, due à l’importation des abeilles du Chili, d’Afrique du sud et des caucasiennes. Il s’agit d’élevage de production sans suivi génétique.

Puis très vite arrive les néonicotinoïdes, un insecticide extrêmement impactant sur le système nerveux des abeilles.

Nous arrivons au syndrome d’effondrement des colonies d’abeille, le CCD : Colony Collapse Disorder.

Les colonies baissent les bras, désertion complète des abeilles dans les ruches …

Nous sommes en 1995 et c’est le début d’une grande catastrophe qui va s’aggraver jusqu’en 2001. Il faut quitter les grandes cultures, se recentrer sur une production locale à l’extérieur des zones contaminées. Je perds le sommeil, je passe de 10% à 40% de perte, les ruches meurent les unes après les autres.

Mes amies, mais que faisons nous de vous, je baisse les bras à mon tour, je ne peux pas et ne veux pas rester apiculteur lorsque j’ai honte de ne pouvoir vous protéger, je ne peux plus.

Il me reste 200 ruches, pour l’instant je travaille en local mais il me faut évoluer, trouver des solutions, je ne peux pas laisser tomber d’une vie et mes amies …

 

Il me faut leur apporter plus, les aider,

leur apprendre à s’adapter à ce monde devenu fou,

Si je ne veux pas devenir fou …

APIZOONE

Aujourd’hui j’ai la solution, je vais mettre mes connaissances au profit d’un concept de préservation de la race. Apporter non pas de la production mais l’assurance de la survie de mes amies.

Apizoone c’est la recherche des races d’abeilles résistantes au changement climatique, aux bouleversements des écosystèmes. Il me faut trouver des souches pérennes, qui se sont perpétuées sans apport externes. Les abeilles sont des animaux sauvages, elles ont survécu à deux glaciations.

La recherche de la production massive a approuvé le caractère primaire des abeilles, il nous faut y revenir de toute urgence pour leur survie.

Il faut reproduire et sélectionner des souches pures, les adapter aux secteurs qui leur conviennent le mieux afin qu’elles puissent s’intégrer au biotope.

Elevage de reines, fécondation et in sémination artificielle, suivi des colonies en autonomie, mon métier change, le monde change.

Je veux qu’Apizoone soit le foyer de pratiques non invasives et respectueuses des animaux et de l’environnement.

 

Je veux œuvrer pour elles, pour nous et nos enfants.

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NOS ENGAGEMENTS